Antoon Jeantet-Laurent Côte Rôtie 2013 Filles de Maugiron

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Antoon Jeantet-Laurent Côte Rôtie 2013 Filles de Maugiron

75,00 € la bouteille

CruCôte-Rôtie
Millésime2013
COULEURRouge
NOTE PARKER88
FormatBouteille de 75cl

Résumé

Légèrement poivré, droit, tendu, légèrement fumé, avec un grain très fin, un très bel équilibre. A boire sur 10 ans.

Etat :Ce produit n'est plus en stock

Description

PRÉSENTATION

PRÉSENTATION
Cette cuvée, produite à moins de 2000 flacons, est issue de l’assemblage des plus belles parcelles des côtes Blonde (reflétant la féminité) & Brune (incarnant la robustesse). Les vignes de Syrah (95%) et de Viognier (5%) y sont en culture intégrée. Les raisins vendangés sont partiellement égrappés, puis vinifiés avec soin. L’élevage est ensuite réalisé avec attention en fûts (sans filtration, ni collage) afin de réunir et révéler toutes les facettes de la Côte-Rôtie (Côtes-du-rhône septentrionales).
SITUATION
C'est à l'époque du seigneur de Maugiron que le château d'Ampuis a été le lieu d'une première gastronomique. En effet, c'est en 1553 que furent servis à des convives de curieux et énormes volatiles : les premiers dindons jamais servis en France. Les vins dégustés à cette occasion provenaient de deux terroirs, la côte blonde et la côte brune. Selon la légende le seigneur Maugiron qui possédait la Côte-Rôtie, avait partagé son domaine pour doter ses deux filles lors de leur mariage. L'une était brune comme le jais et l'autre était blonde comme les blés (le vignoble s’étend sur un terroir d’exception qui est composé : au nord des terrasses de micaschistes ou arzel pour la Côte Brune, et à l’extrême sud de gneiss ou granite pour la Côte Blonde).
ELEVAGE
30 mois en fûts
CÉPAGES
Syrah : 95%
Viognier : 5%
SPÉCIFICATIONS TECHNIQUES
Teneur en alcool (% vol.): 13% vol.
Volume de production (hL): 2000 bouteilles

Etrange et merveilleux métier que celui de vigneron, le visage buriné par le soleil, les cheveux dans le vent, le dos courbé et les mains caleuses de ceux qui savent maitriser la plante dans une affection sincère. Vigneron, c’est un métier traditionnel, un métier où l’innovation reste rare. Mettons de côté les outils numériques ou les dernières machines, fondamentalement il reste le même depuis des siècles. Alors, quand l’un d’entre eux invente un nouveau statut, innove dans le cœur même de son métier, il est toujours intéressant de le suivre pour humer le moment. C’est le cas d’Antoon Jeantet-Laurent. A cause de la pression financière sur les terres et par le fait de n’être pas « bien né », il ne peut acheter quelques hectares de vignes pour produire son nectar. Alors, il loue. Et quitte à louer des arpents de vignes, autant qu’ils soient bien placés et retranscrivent à merveille son amour pour les terroirs français.

La vigne, il connait. Déjà, tout jeunot, il travaillait pour des grands noms. La journée à la vigne, pour apprendre, et le soir au chai, pour déguster. Le vin est une passion, dévoreuse, chronophage, mais il aiguise son palais par des heures et des heures passées dans les lumières, souvent blafardes, des caves. Son palais se développe jusqu’à devenir Champion de France de dégustation. Il est vrai qu’il est particulièrement talentueux dans cet exercice délicat, bluffant certains jusqu’à donner le pH exact d’un vin, uniquement en le goutant. Une vraie machine ! Mais son amour du vin ne procède pas de la dégustation pure. Un temps, il s’est essayé à l’écriture sur un blog, sous le nom allégorique de The Wine Patriot. Le métier de journaliste indépendant ne payant pas, il se recentre sur son amour de toujours : la vigne.

Antoon Jeantet-Laurent

Son crédo, c’est le travail dans la vigne. « On ne peut faire de beaux vins sans une viticulture de premier ordre »

Grâce à sa phénoménale connaissance des terroirs et des terres de France, il met son réseau en branle et demande à ses copains vignerons de lui louer quelques terres. Certains refusent, benoitement, d’autres, plus intelligents, acceptent. L’aventure est lancée. Quelques ouvrées à Chablis pour réaliser « des vins blancs que j’aime », une minuscule parcelle en Nuits-Saint-Georges, en Côtes de Nuits bourguignonne, quelques pieds sur les coteaux pentus de la Côte Rôtie, « son amour de toujours », et une superficie bien plus importante (10,5 hectares) en Languedoc pour réaliser des rosés juteux et droits et des languedocs particulièrement frais.

Son crédo, c’est le travail dans la vigne. « On ne peut faire de beaux vins sans une viticulture de premier ordre » affirme-t-il. Et c’est vrai. Ses talents de dégustateur servent désormais à assembler, à vinifier, à gouter le raisin pour définir la meilleure date de récolte possible. Toujours assez tôt, car il aime « les vins tendus avec de l’acidité », des vins aériens, parfois déroutants, mais qui gagneront en subtilité et en précision avec le temps. Son métier de vigneron-globe-trotter ne lui laisse que peu de temps pour la commercialisation. Heureusement, les quantités sont infimes. 2000 à 3000 bouteilles de Côte Rôtie, encore moins de Chablis et plus de rosés, car « tout le monde en boit ». Vous avez compris, Antoon Jeantet-Laurent, invente un métier. Mais surtout il réinvente notre rapport au vin. Celui d’un homme dont la passion a tout emporté, pour notre plus grand plaisir.


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Antoon Jeantet-Laurent Côte Rôtie 2013 Filles de Maugiron

Antoon Jeantet-Laurent Côte Rôtie 2013 Filles de Maugiron

Légèrement poivré, droit, tendu, légèrement fumé, avec un grain très fin, un très bel équilibre. A boire sur 10 ans.